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L’accueil social de la Maison Caritas Bonnefoy

L’équipe de l’accueil social du Secours Catholique de Bonnefoy s’est adaptée à la situation de pandémie pour répondre au mieux aux situations de détresse des plus fragiles qui se sont accrues. Face au profil des nouveaux demandeurs, les réponses proposées par un accompagnement individuel ont apporté des aides alimentaires, un suivi dans les démarches, l’apprentissage du français langue d’intégration( FLI), un soutien scolaire aux enfants, etc. .

L'accueil social de la Maison Caritas Bonnefoy

Il faut garder espoir, malgré l’accumulation de situations difficiles que nous constatons. Les mêmes difficultés vont perdurer pour les étrangers, mais pour les Français, nous pensons qu’avec la reprise des activités, ils pourront retravailler. À l’accueil social de la Maison Caritas de Bonnefoy, nous recevons un nouveau public depuis la pandémie. Mais comment approfondir les contacts avec eux ? À l’accueil social de Bonnefoy, en novembre, deux bénévoles avaient repris leurs permanences, mais il leur était difficile de se remotiver, puis en janvier ils étaient trois, et maintenant, cinq. Auparavant, à l’accueil de Bonnefoy, nous suivions régulièrement une cinquantaine de personnes. Mais en cette pandémie qui sévit, on a voulu élargir l’accueil à tous ceux qui demandaient une aide. Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’on n’y arriverait pas, il y avait trop de demandes. À partir de février, on s’est donc limité aux quartiers limitrophes, très peuplés. Puis nous avons accepté également quelques étudiants étrangers de Rangueil et des personnes du centre-ville envoyées par les assistantes sociales. Nous recevons le lundi matin, environ dix personnes sur rendez-vous. Nous n’avons pas recontacté les personnes accueillies de l’an dernier parce que certaines ont obtenu leurs papiers et d’autres ne sont pas revenues. C’est donc un nouveau public à 60 %, majoritairement des familles migrantes sans papiers, en grande précarité et des étudiants étrangers qui n’ont plus de petits boulots "alimentaires". Nous recevons quelques femmes étrangères, seules, avec des enfants, parfois victimes de violences conjugales, que nous n’avions pas reçues jusqu’alors. Nous recevons aussi quelques hommes français, seuls, impactés par la Covid. Ils avaient souvent des boulots « mal déclarés » dans la restauration. D’autres ont perdu leurs emplois précaires. Un vrai changement donc : plus de monde, et des profils qu’on ne recevait pas auparavant. Ces nouveaux sont demandeurs d’aide alimentaire : nous leur donnons des chèques services, et parfois nous les aidons dans leurs démarches. Nous sommes en lien avec l’épicerie sociale, le service Migrants, le service d’apprentissage du français langue d’intégration( FLI), le soutien scolaire et le service DALO. Nous essayons d’accompagner individuellement certaines démarches, comme ce couple français sans moyens de payer sa facture d’eau. Au vu du volume de la consommation, nous avons pensé qu’il y avait une fuite, un défaut de compteur ou une surconsommation. Nous avons contacté le bailleur social. Il faut garder espoir, malgré l’accumulation de situations difficiles à soutenir ; les mêmes difficultés vont perdurer pour les étrangers. Pour les Français, nous pensons qu’avec la reprise des activités, ils pourront retravailler. Maintenant, notre attente est d’approfondir les contacts avec ces personnes accueillies comme nous le faisions avant la pandémie. Nous nous rendons compte que pour mieux se connaitre et mieux favoriser l’intégration rien ne vaut la convivialité d’un bon repas, le temps d’un goûter ou d’un café en terrasse et la richesse d’une sortie culturelle. Nous reprendrons après la Covid. Notre atout principal est l’entente de notre équipe. Anne-Françoise, Catherine, Jacky, Claude et Patrick.

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